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PROJET DE LOI DE FINANCES 2026 : QUELS IMPACTS POUR LE LOGEMENT ET L’IMMOBILIER ?

Publié le 13/02/2026
Adopté par le Parlement le 2 février 2026 et actuellement examiné par le Conseil constitutionnel, le projet de loi de finances pour 2026 fixe le cadre budgétaire de l’État pour l’année à venir. Son objectif principal est de poursuivre le redressement des comptes publics, avec une réduction du déficit à 5 % du produit intérieur brut, contre 5,4 % en 2025. Pour y parvenir, le texte combine une hausse ciblée de certaines recettes fiscales et une maîtrise renforcée des dépenses publiques. Plusieurs mesures concernent directement le logement et l’immobilier, secteurs au cœur des préoccupations des ménages et des collectivités.

Dans un contexte de tension persistante sur le marché locatif, le projet de loi de finances introduit un nouveau dispositif baptisé « Relance Logement ». Celui-ci vise à encourager l’investissement locatif privé, en incitant les particuliers à acquérir des logements destinés à la location à des loyers abordables, pour une durée minimale de neuf ans. Le dispositif repose sur un mécanisme d’amortissement fiscal renforcé, applicable aussi bien à l’achat de logements neufs qu’à celui de logements anciens dégradés nécessitant des travaux de rénovation. L’objectif affiché est double : augmenter l’offre locative et favoriser la remise sur le marché de biens aujourd’hui vacants ou énergétiquement peu performants.

La rénovation énergétique reste par ailleurs une priorité. Le guichet MaPrimeRénov’, temporairement restreint, sera de nouveau accessible à l’ensemble des ménages en 2026. Cette réouverture doit permettre de relancer les projets de travaux visant à améliorer la performance énergétique des logements, enjeu majeur à la fois pour le pouvoir d’achat des ménages et pour la transition écologique.

Du côté du logement social, la loi de finances prévoit un allègement partiel de la charge pesant sur les bailleurs. La réduction de loyer de solidarité (RLS), financée par les organismes HLM, est ramenée à 900 millions d’euros. Cette baisse doit permettre aux bailleurs sociaux de retrouver des marges de manœuvre pour l’entretien de leur parc et le lancement de nouveaux programmes de construction ou de rénovation.

Le texte comporte également des dispositions fiscales ayant un impact indirect sur l’immobilier. La création d’une taxe sur le patrimoine financier des holdings, ciblant les actifs non opérationnels, vise notamment à limiter certains montages patrimoniaux utilisés dans l’investissement immobilier. Par ailleurs, la suppression de la liaison entre les taux de taxe d’habitation sur les résidences secondaires et de taxe foncière offre aux communes une plus grande liberté fiscale, sans pénaliser les propriétaires occupants.

Enfin, si la dotation globale de fonctionnement des collectivités est maintenue à son niveau de 2025, celles-ci sont associées à l’effort de redressement budgétaire, ce qui pourrait influencer leurs capacités d’investissement, notamment dans les politiques locales de logement et d’aménagement.

À travers ce projet de loi de finances pour 2026, l’État affiche donc sa volonté de soutenir le secteur du logement tout en poursuivant l’assainissement des finances publiques. Les mesures annoncées devraient avoir des effets concrets sur l’investissement immobilier, l’offre locative et la rénovation des logements, avec des enjeux importants pour les territoires et leurs habitants.

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